La Culture Gnaoua

Gnaoua
La confrérie venue d’Afrique

La confrérie des Gnaoua s’est constituée à partir de populations originaires d’Afrique Noire, principalement des esclaves et leurs descendants. Les Gnaoua forment une confrérie de possession rituelle à caractère mystique et thérapeutique dont les pratiques seraient l’héritage de cultes animistes subsahariens.

 

 

Selon de vieux et rares érudits Gnaouis, la musique et les rituels Gnaoua, auraient des origines communes avec le Vaudou, la Santeria cubaine et le Candomblé brésilien. Ces pratiques ont ensuite évolué pour s’adapter à leurs contextes locaux pour assurer leur continuité.

Les Gnaoua, maîtres et disciples, noirs et blancs, hommes et femmes, portent ce vécu culturel, artistique et spirituel aussi bien dans la pratique de manifestations rituelles que dans la vie quotidienne en général.

Les Gnaoua s’articulent autour des maîtres musiciens (mâalmine), des joueurs d’instruments (luth à trois cordes guembri, crotales de fer qarqabu, tambour tbal) des voyantes-thérapeutes (chouwafate), des médiums et des simples adeptes. Ils pratiquent ensemble un rite de possession syncrétique (appelé lila de derdeba) où se mêlent à la fois des apports culturels de l’Afrique Noire, ceux de la civilisation arabo-musulmane venue de l’Est et des cultures berbères autochtones. Au cours de la lila, les adeptes s’adonnent à des rites de possession.